Passer au contenu principal
Archives mensuelles

août 2025

Comment inspecter une toiture ancienne par drone : méthode, matériel et variations régionales

Par Formation inspection par Drone, Matériel Drone

Inspecter une toiture ancienne à l’aide d’un drone demande bien plus que le simple choix d’un bon appareil. C’est une opération technique, réglementée, qui nécessite une méthode rigoureuse, une connaissance du bâti ancien et un matériel adapté à chaque configuration. Dans cet article, nous vous proposons une démarche complète pour réussir vos inspections de toitures anciennes par drone, avec un vocabulaire métier précis, une attention particulière aux styles régionaux, et des conseils concrets issus du terrain. Car si vous êtes un artisan formé au pilotage de drone, ce qui fait votre plus-value, c’est votre savoir-faire métier. C’est à dire votre expérience. Prendre des photos c’est bien. Mais les interpréter et les comprendre, c’est ce que vous demandera votre client une fois que vous aurez terminé votre formation.

En revanche, si vous êtes un pilote de drone non spécialisée, il faudra que vos rapports puissent correspondrent au savoir-faire de votre client final. Voici donc quelques éléments de bases, matériel et de connaissance métier. Cela peut vous permettre de bien vous faire comprendre.

Pourquoi les toitures anciennes demandent une attention spécifique.

Les toitures anciennes présentent des singularités qu’on ne retrouve pas sur les bâtiments contemporains : géométries complexes, matériaux sensibles (ardoise, lauze, zinc, tuiles canal), pentes prononcées, points singuliers nombreux (lucarnes, souches de cheminée, épis de faîtage, noues). Une inspection réussie doit tenir compte de ces spécificités pour éviter les survols inutiles ou les erreurs d’interprétation.

Le drone offre ici une alternative sécurisée à l’échafaudage ou à la nacelle, mais il doit être utilisé avec précision, dans le respect du bâti et des distances de sécurité réglementaires.

Étapes clés d’une inspection de toiture ancienne par drone.

  1. Préparation de la mission : étude du bâti (plan, hauteur, exposition), vérification des obstacles (clochers, végétation, fils), protocole préfectoral si en zone urbaine.
  2. Choix du scénario de vol : souvent S3 (zone peuplée) avec vol en VLOS à 30 m minimum de toute personne non impliquée.
  3. Planification de trajectoire : orthogonal + plans de détails, avec survols obliques à 45° pour capter les pentes.
  4. Vol d’inspection : vitesse lente (0.5 à 1 m/s), vol stabilisé, prises de vues en mode manuel ou waypoint selon complexité.
  5. Traitement post-vol : tri des images, stitching, génération d’orthophoto, comparaison avec relevés antérieurs si nécessaire.

Quel drone choisir pour l’inspection de toitures anciennes.

Le choix du drone dépend de plusieurs critères : nature du matériau, complexité architecturale, type de livrable attendu (photo, thermique, orthophoto, 3D), contraintes de l’environnement immédiat. Voici les modèles les plus utilisés :

  • DJI Mavic 3 Enterprise : excellent compromis, capteur 20 MP, zoom optique x7, compatible RTK. Idéal pour la plupart des inspections visuelles.
  • DJI Matrice 30T : robuste, zoom 200x, capteur thermique intégré. Très utile pour repérer infiltrations ou déperditions.
  • Parrot Anafi USA : plus compact, mais très efficace en thermique et zoom numérique. Utile en toiture de petite envergure ou en centre-ville.

Pour les relevés photogrammétriques, privilégiez un capteur grand-angle avec obturateur mécanique et possibilité de paramétrage manuel des ISO et de la vitesse d’obturation.

Vocabulaire technique à maîtriser pour un rapport d’inspection si vous n’êtes pas un artisan.

Voici les principaux éléments d’une toiture ancienne à connaître et à identifier en vol :

  • Faîtage : arête supérieure reliant les deux versants ;
  • Noue : jonction en creux entre deux pans ;
  • Chéneau : gouttière encastrée dans la maçonnerie ;
  • Rive : bord latéral du versant, souvent en ardoise ou tôle de finition ;
  • Rampant : surface inclinée du toit, support des tuiles ou ardoises ;
  • Lucarne : ouverture verticale en saillie sur toiture (à capucine, œil-de-bœuf, chien-assis) ;
  • Épi de faîtage : ornement en terre cuite ou métal, souvent en zone patrimoniale.

Un rapport professionnel doit intégrer des visuels annotés avec ces termes, pour permettre une communication claire entre couvreur, client et maître d’œuvre.

Variations régionales : adapter la méthode au type de toiture.

Les styles de toiture en France sont très divers. Voici quelques typologies par région et les ajustements à prévoir :

  • Bretagne / Anjou : ardoises naturelles, toiture à forte pente, nombreux épis. Vols obliques pour capter la totalité du rampant. Nous travaillons beaucoup sur la partie formation au démoussage de toiture sur ces régions.
  • Sud-Ouest / Languedoc : tuiles canal ou romanes, posées sur voliges ou liteaux, souvent avec débords. Prise de vue verticale + latérale pour visualiser les coulures ou déformations.
  • Massif central : lauzes épaisses, toiture très pentue, souvent en village classé. Attention au survol réglementé (ABF). Drone silencieux recommandé.
  • Île-de-France / Nord : zinc ou tuiles mécaniques. Nombreux lanterneaux, cheminée, raccords bitume. Privilégier le zoom pour éviter les survols prolongés ou traiter l’ensemble avec une modélisation complète.

Chaque région a ses contraintes, ce qui expliquent les différents types de toitures : orientation du vent, humidité, bâti dense ou patrimonial. Une bonne préparation est donc indispensable avant chaque inspection.

Quels livrables remettre à vos clients ou à l’expert.

Un rapport d’inspection de toiture ancienne peut inclure plusieurs formats :

  • Photographies haute résolution (JPEG/RAW), annotées selon les zones d’alerte ;
  • Vidéo de survol stabilisée, avec vue d’ensemble de la toiture ;
  • Orthophoto générée via photogrammétrie (Pix4D, WebODM) ;
  • Nuage de points 3D pour reconstitution de charpente ou relevé de surface ;
  • Rapport PDF structuré avec commentaires et capture d’écran des anomalies.

Ces éléments permettent aux couvreurs, architectes ou experts d’établir un devis précis sans mise en danger, ni démontage partiel de la toiture.

Formation recommandée pour inspecter des toitures anciennes par drone.

Chez Dronelis Academy, nous proposons une formation spécifique à l’inspection de toiture, avec :

  • exercices sur différents types de toitures (tuile, ardoise, zinc, lauze) ;
  • apprentissage du vol précis à basse vitesse et en environnement contraint ;
  • introduction à la photogrammétrie et aux outils de traitement d’image ;
  • maîtrise du vocabulaire technique et des attendus réglementaires ;
  • rédaction d’un rapport d’inspection conforme aux attentes clients.

Le drone, un outil incontournable pour préserver le patrimoine.

L’inspection de toiture ancienne par drone devient un incontournable pour les professionnels du bâtiment, les experts et les collectivités. Encore faut-il maîtriser l’outil, connaître les matériaux et adapter la méthode à chaque configuration. Une formation spécialisée est la meilleure porte d’entrée pour éviter les erreurs coûteuses, et proposer des prestations hautement valorisées sur le marché

Formation drone pour les couvreurs : avantages et débouchés

Par Démoussage par Drone, Formation drone, Formation photogrammétrie, Matériel Drone

Formation drone pour les couvreurs : avantages, matériel et débouchés

Les couvreurs utilisent de plus en plus les drones pour inspecter, diagnostiquer et documenter l’état des toitures. Cet outil, autrefois réservé aux grandes entreprises, est désormais accessible aux artisans. Mais pour l’utiliser légalement et efficacement, une formation drone spécifique est indispensable. Ce guide vous présente les avantages concrets d’une telle formation, le matériel adapté, les débouchés professionnels, et les financements possibles pour les artisans en 2025.

Pourquoi un couvreur devrait-il se former au pilotage de drone

L’inspection manuelle d’une toiture peut être longue, coûteuse et parfois dangereuse. Monter sur un toit nécessite du temps, des équipements de sécurité et une météo favorable. Le drone, lui, permet d’évaluer rapidement l’état de la couverture, d’identifier les points sensibles (tuiles cassées, infiltrations, mousses, etc.) sans poser un pied sur le bâtiment.

En quelques minutes, un vol de drone fournit des images précises, zoomées, géoréférencées, avec parfois une analyse thermique (nous adaptons d’ailleurs tout une partie de la formation à la thermographie par drone). Le couvreur peut ensuite présenter ces données au client, à l’expert d’assurance ou au maître d’œuvre. Cela valorise le sérieux de l’intervention tout en réduisant les risques professionnels.

Quels sont les usages concrets du drone pour les couvreurs

Voici les principales applications du drone dans le métier de couvreur :

  • Inspection de toitures anciennes ou difficiles d’accès, sans nacelle ni échafaudage ;
  • Suivi de chantier (avant/après, vérification de la pose, contrôle des zones couvertes) ;
  • Diagnostic thermique pour identifier les déperditions de chaleur ou les fuites d’eau ;
  • Relevé photogrammétrique pour modéliser une toiture en 2D/3D ;
  • Élaboration de devis illustrés, avec photos à l’appui.

inspection de toiture par droneLe drone est aussi un argument commercial : il donne une image moderne, professionnelle et rassurante au client.

Quel drone choisir pour un artisan couvreur en 2025

Le choix du drone dépend de vos besoins et de votre budget. Voici les modèles les plus adaptés aux missions toiture :

  • DJI Mavic 3 Enterprise : compact, fiable, avec zoom optique x7, idéal pour inspection visuelle à distance ;
  • DJI Matrice 30T : plus lourd, mais offre des capteurs thermiques et une meilleure stabilité au vent. Le drone est intéressant, mais peu utiliser pour les couvreurs en raison de sa taille et de son prix ;
  • Parrot Anafi USA : léger, discret, avec zoom numérique et capteurs thermiques pour missions sensibles.

Un centre de formation sérieux vous permettra de tester différents modèles avant de choisir. C’est une sécurité importante avant d’investir entre 2 000 € et 12 000 € dans un drone professionnel.

Quels livrables produire pour vos clients après un vol drone

 

Après le vol, le client attend des éléments visuels clairs et exploitables. Une formation professionnelle vous apprend à produire :

  • des photos haute résolution des zones abîmées ou sensibles ;
  • une vidéo stabilisée de l’ensemble de la toiture ;
  • des orthophotos avec mesures précises (via Pix4D, WebODM ou DroneDeploy) ;
  • des cartographies thermiques pour détection d’humidité ou de fuites.

Ces fichiers peuvent ensuite être intégrés dans un rapport PDF destiné au client, à l’architecte ou à un expert d’assurance.

Quelle réglementation encadre l’usage d’un drone par un couvreur

En 2025, tout usage professionnel d’un drone est soumis à la réglementation européenne. Pour travailler en toute légalité, un artisan doit :

  • valider l’examen théorique drone auprès de la DGAC ;
  • suivre une formation pratique certifiée par un centre Qualiopi ;
  • s’enregistrer sur la plateforme AlphaTango en tant qu’exploitant UAS ;
  • respecter les scénarios opérationnels (S3 en zone peuplée) ;
  • déclarer certaines missions à la préfecture (notamment en agglomération dense) ;
  • s’assurer en responsabilité civile professionnelle (RC pro drone).

Le non-respect de ces obligations expose à des sanctions lourdes : amende, interdiction de vol, voire peine de prison en cas d’accident.

Quels financements disponibles pour suivre une formation drone

Bonne nouvelle : en tant qu’artisan, plusieurs dispositifs peuvent financer tout ou partie de votre formation drone :

  • FAFCEA : pour les artisans inscrits à la CMA (Chambre des Métiers) ;
  • CPF : si vous disposez d’un solde personnel de droits à la formation ;
  • Pôle Emploi : dans le cadre d’une reconversion professionnelle ;
  • OPCO EP ou Constructys : si vous êtes salarié ou gérant assimilé.

Chez Dronelis Academy, nous vous accompagnons dans le montage de votre dossier de financement, quel que soit votre statut. Notre page dédiée vous éclairera sur les fonds de formation qui peuvent vous suivre dans votre process de formation.

Quels débouchés après la formation drone pour un couvreur

Lorsqu’on parle de métiers du drone, on parle surtout de BTP. Les applications sont multiples, utiles et rentables. C’est pour cela qu’au delà des débouchés supplémentaires, juste dans l’exercice de votre métier, c’est déjà un outil précieux que vous rajoutez dans votre quotidien. Mais il faut aussi savoir l’intégrer à votre offre existante comme un plus-value.

Après la formation, plusieurs options s’offrent à vous :

  • intégrer le drone dans votre offre existante (devis + inspection préalable + livraison photo) ;
  • développer une activité d’inspection indépendante (toitures, bardages, photovoltaïque) ;
  • travailler en sous-traitance pour des experts, assureurs, maîtres d’œuvre ou bureaux d’étude ;
  • intervenir sur appels d’offre ou marchés publics (grâce à votre certification).

Le drone devient alors un levier de développement économique et un facteur de différenciation concurrentielle.

Pourquoi choisir Dronelis Academy pour se former en tant que couvreur

Notre centre propose une formation 100 % terrain, conçue avec des artisans du bâtiment. Vous y apprendrez :

  • la réglementation aérienne spécifique au bâtiment ;
  • le pilotage en zone urbaine, en sécurité, même avec vent ;
  • la prise d’image utile pour vos diagnostics et devis ;
  • l’analyse des livrables avec logiciels pros (Pix4D, DroneDeploy) ;
  • et le montage de votre dossier administratif et commercial.

Nous formons chaque mois des couvreurs, façadiers, peintres en bâtiment, charpentiers et maîtres d’œuvre, avec un taux de satisfaction très élevé.