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Le métier d’inspecteur drone toiture en 2026 – l’une des premières activités professionnelles vendues par les télépilotes

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Le métier d’inspecteur drone toiture connaît une forte croissance depuis plusieurs années. Grâce à la fiabilité des drones professionnels, les artisans, les syndics de copropriété, les experts et les assureurs font de plus en plus appel à ces professionnels pour réaliser des diagnostics précis, rapides et sécurisés. Mais que fait concrètement un inspecteur drone ? Quelles compétences faut-il acquérir ? Quel matériel utiliser, avec quels tarifs et pour quels clients ? Ce guide vous apporte toutes les réponses.

Qu’est-ce qu’un inspecteur drone toiture ?

L’inspecteur drone toiture est un opérateur professionnel qui réalise des missions d’inspection visuelle ou technique de toitures à l’aide d’un drone. Il remplace partiellement les méthodes traditionnelles (nacelle, échafaudage, intervention humaine) en capturant des images, vidéos ou données thermiques de haute précision.

Il ne s’agit pas seulement de voler au-dessus d’un toit, mais d’identifier visuellement les défauts, de produire des livrables exploitables et de comprendre les enjeux techniques du bâti.

Quelles sont les missions courantes de l’inspecteur drone

Le cœur d’activité varie selon les clients, mais on retrouve généralement ces prestations :

  • Inspection visuelle : recherche de tuiles déplacées, fissures, mousses, infiltrations visibles.
  • Photographie technique : prise de vues géoréférencées et annotées, à intégrer dans un rapport.
  • Vidéo d’inspection : survol complet du bâtiment, pour suivi ou démonstration client.
  • Inspection thermique : détection de fuites ou ponts thermiques, notamment sur toitures plates ou bâtiments industriels.
  • Modélisation 2D / 3D : création d’orthophotos, nuages de points ou maillages pour les architectes ou bureaux d’étude.

Quelles sont les compétences nécessaires pour exercer ce métier

Un bon inspecteur drone toiture combine des compétences techniques, réglementaires et relationnelles. Avant de devenir télépilote de drone, il faut une connaissance métier :

  • Maîtrise du pilotage de drone, notamment en zone urbaine ou espace contraint.
  • Connaissance du bâti : types de tuiles, points singuliers, pathologies courantes.
  • Utilisation de logiciels : traitement photo (Lightroom, Pix4D), annotation, cartographie.
  • Lecture de plans et compréhension du vocabulaire du bâtiment.
  • Relation client : savoir présenter un rapport clair et exploitable à un non-expert.

Une formation professionnelle est vivement recommandée pour développer ces compétences de manière structurée.

inspection de toituresQuel drone choisir pour devenir inspecteur toiture

Le choix du drone dépend du type de mission et de votre budget initial. Voici les références les plus utilisées par les professionnels :

  • DJI Mavic 3 Enterprise : zoom optique x7, capteur 20 MP, léger, rapide à déployer.
  • DJI Matrice 30T : thermique + zoom + robustesse, idéal pour les missions complexes.
  • Parrot Anafi USA : discret, polyvalent, bon compromis pour les zones urbaines sensibles.

Les missions thermiques nécessitent une caméra IR précise. Le Matrice 30T ou le Mavic 3T sont les choix les plus cohérents pour cela en 2025.

Quels sont les clients types pour ce métier

Un inspecteur drone toiture peut travailler pour :

  • Artisans couvreurs, qui externalisent l’inspection préalable ou finale.
  • Syndics de copropriété, pour diagnostics ou contrôles annuels.
  • Experts d’assurance, dans le cadre de sinistres ou litiges.
  • Collectivités : inspection des bâtiments publics (écoles, mairies, gymnases).
  • Architectes / MOE : modélisation 2D/3D pour réhabilitation ou diagnostic.

Certains inspecteurs développent aussi une offre BtoC directe pour des propriétaires souhaitant contrôler leur toiture sans faire appel à un couvreur en urgence.

Quel est le modèle économique et les tarifs pratiqués

Voici une estimation des prix moyens pratiqués en inspection toiture drone :

  • Inspection visuelle simple (avec rapport photo) : 150 à 300 € HT.
  • Inspection avec thermique : 350 à 600 € HT selon la surface.
  • Modélisation 3D ou orthophoto : 400 à 800 € HT, selon la complexité.
  • Pack “avant/après” pour artisans : forfaits à 500–900 € selon la fréquence.

Une mission standard dure entre 1h30 et 3 heures sur place, avec un temps de traitement de 2 à 5 heures selon le livrable. Le taux horaire net après charges peut dépasser 60 €/h si le matériel est déjà amorti.

Erreurs fréquentes à éviter quand on débute dans ce métier

Voici les pièges les plus courants à éviter en début d’activité :

  • Livrer trop de photos sans annotation ni tri = rapport inutilisable.
  • Voler trop haut ou trop vite = manque de précision ou flou de mouvement.
  • Ignorer les autorisations réglementaires en zone peuplée = risque d’amende ou d’interdiction de vol.
  • Proposer une inspection sans comprendre la demande réelle du client = mauvaise expérience utilisateur.
  • Sous-estimer le temps de traitement et de rédaction = perte de rentabilité.

Une bonne méthodologie, transmise en formation, évite ces erreurs et crédibilise votre activité.

Pourquoi suivre une formation spécialisée pour devenir inspecteur toiture

Chez Dronelis Academy, nous proposons un module métier “Inspection de toiture” conçu avec et pour des artisans du bâtiment. Vous y apprendrez :

  • à piloter avec précision en environnement bâti ;
  • à identifier les points sensibles d’une couverture (faîtage, noue, rive, chéneau, etc.) ;
  • à réaliser une mission de A à Z, du vol au rapport final ;
  • à intégrer des images dans un rapport client clair et exploitable ;
  • à utiliser la thermique et la photogrammétrie quand c’est pertinent.

Notre objectif est de vous rendre opérationnel dès la sortie de formation, avec un accompagnement sur vos premières missions terrain.

Conclusion : un métier d’avenir, concret et valorisant

Le métier d’inspecteur drone toiture est en plein essor, porté par la modernisation des pratiques dans le bâtiment et par la recherche de solutions plus sûres et plus rapides. Il permet de travailler de manière autonome, sur des missions concrètes, avec une valeur ajoutée immédiate pour le client. Bien formé, bien équipé, et bien organisé, un inspecteur drone peut vivre de cette activité ou en faire un excellent complément à une activité d’artisan ou de technicien bâtiment.

inspection de toiture par drone

Photogrammétrie par drone : guide intermédiaire pour opérateurs débutants

Par Formation drone, Formation inspection par Drone, Formation photogrammétrie Aucun commentaire

Vous pilotez déjà un drone et souhaitez passer à un usage plus technique, comme la cartographie ou le relevé de toiture ? La photogrammétrie par drone est la suite logique pour beaucoup de télépilotes formés. Mais avant de livrer des orthophotos ou des modèles 3D à un client, il est essentiel de maîtriser la méthode, les outils et les paramètres clés. Ce guide s’adresse aux télépilotes débutants opérationnels qui veulent passer un cap professionnel en 2025.

Qu’est-ce que la photogrammétrie par drone ?

La photogrammétrie consiste à reconstituer un objet ou une surface en 2D ou 3D à partir de photographies prises sous plusieurs angles. En vol drone, cela revient à capturer des dizaines (voire centaines) d’images avec un recouvrement suffisant, puis à les traiter via un logiciel spécialisé pour générer :

  • une orthophoto géoréférencée et redressée (plan 2D) ;
  • un nuage de points (point cloud) ;
  • un modèle numérique de surface (MNS) ;
  • un modèle 3D texturé (maillage + texture).

Ces livrables sont utilisés en architecture, BTP, inspection, géomatique, agriculture, ou pour le calcul de cubatures.

Matériel minimum recommandé pour débuter en photogrammétrie

Si vous êtes déjà télépilote, un drone avec caméra 20 MP et obturateur mécanique est un bon point de départ. Les modèles les plus adaptés en 2025 sont :

  • DJI Mavic 3 Enterprise : léger, rapide à déployer, compatible RTK, très bon rapport qualité/prix.
  • DJI Phantom 4 RTK : toujours une référence en précision, avec workflow bien documenté.
  • DJI Matrice 300 + P1 : pour les missions complexes (SIG, grands volumes, haute précision).

Attention : un capteur à obturateur roulant (rolling shutter) peut déformer les photos et nuire à la précision du modèle. Le Mavic 3E corrige en partie ce défaut grâce à son obturateur électronique rapide.

Planification du vol : la clé d’un bon rendu final

Une mission de photogrammétrie réussie repose sur une planification rigoureuse. Voici les paramètres essentiels à définir :

  • Altitude de vol : plus le vol est bas, plus la résolution est fine (2-4 cm/pixel à 40 m).
  • Recouvrement frontal : au minimum 75 %, souvent 80 % recommandé.
  • Recouvrement latéral : minimum 65 %, voire 70-75 % pour les modélisations 3D complexes.
  • Angle de prise de vue : nadiral (vertical) pour orthophoto, oblique pour façade ou modélisation 3D.
  • Orientation des passes : croisée ou perpendiculaire pour objets irréguliers.

Des applications comme DJI Pilot, Litchi, UgCS ou Pix4Dcapture permettent de planifier ces paramètres et de les exécuter automatiquement.

Photogrammétrie et toiture : cas pratique de mission simple

Supposons que vous deviez inspecter une toiture de 300 m² pour générer une orthophoto et un modèle 3D. Voici une procédure type :

  1. Vous survolez à 35 m, à 3 m/s, avec 80 % de recouvrement frontal et 70 % latéral.
  2. Vous capturez environ 120 à 150 images JPG de haute qualité.
  3. Un second vol avec angle oblique à 45° est effectué pour capter les pans de toiture.
  4. Les données sont ensuite transférées dans Pix4Dmapper ou WebODM pour traitement.

Ce type de mission peut être réalisé en 30 minutes de vol, 15 minutes de préparation, et 2 à 4 heures de traitement selon la puissance de votre poste.

Traitement des données : logiciels à connaître

Une fois les images capturées, elles doivent être alignées, géoréférencées, et modélisées. Voici les logiciels les plus utilisés :

  • Pix4Dmapper : référence payante, très puissant, adapté BTP, agriculture, architecture.
  • DroneDeploy : plateforme cloud, simple, bon rendu 2D/3D, tarif à l’usage.
  • WebODM : open source, gratuit, très bon en 2D, plus lent en 3D.
  • Agisoft Metashape : très complet, utilisé en archéologie, topographie, patrimoine.

Pour un débutant intermédiaire, WebODM est un bon point d’entrée, mais Pix4D offre un rendu plus rapide et plus professionnel, à condition de maîtriser les paramètres d’export (GSD, projection, EPSG, etc.).

Contrôle qualité et pièges classiques à éviter

Voici 5 erreurs fréquentes qui faussent les résultats ou font perdre du temps :

  • Vol trop rapide = flou de mouvement → baisse de précision du nuage de points.
  • Recouvrement insuffisant = trous dans l’orthophoto ou déformation du maillage.
  • Lumière rasante ou ombres fortes = mauvaise texture ou confusion des plans.
  • Pas de point de contrôle au sol (GCP) = positionnement imprécis en plan topographique.
  • Altitude de vol mal choisie = GSD trop faible ou trop lourd pour traitement.

Une bonne mission doit produire des images nettes, cohérentes, avec des métadonnées claires (EXIF complets, tags GPS, etc.).

Cas d’usage concrets pour les télépilotes intermédiaires

Voici les applications les plus accessibles pour un télépilote déjà formé mais débutant en photogrammétrie :

  • Relevé de toiture : modèle 2D pour plan de calepinage, 3D pour simulation de couverture.
  • Suivi de chantier : orthophoto hebdomadaire ou mensuelle avec positionnement RTK.
  • Cartographie agricole : identification de zones de stress végétal, irrigation, pente.
  • Modélisation de bâtiments : pour études d’urbanisme ou plan de coupe en architecture.

Ces missions ne nécessitent pas forcément un RTK ou des GCP, mais une rigueur méthodologique forte.

Se former à la photogrammétrie professionnelle avec Dronelis Academy

Chez Dronelis Academy, nous proposons une formation intermédiaire “Photogrammétrie par drone” conçue pour les télépilotes déjà certifiés. Ce module vous permet de :

  • planifier vos vols selon le type de relevé demandé ;
  • choisir le matériel adapté à chaque mission ;
  • maîtriser les logiciels Pix4D et Metashape, les autres logiciels sont de moins en moins utilisés. Nous pourrons les voir avec vous si nécessaire.
  • générer vos premiers livrables : orthophotographie, nuage de points, maillage texturé ;
  • comprendre les normes de livrables en BTP et architecture.

Où suivre une formation drone en Bretagne en 2025 : villes, financements et débouchés

Par Bretagne, Formation drone, Formation inspection par Drone, Formation photogrammétrie

Trouver une formation drone en Bretagne : Nantes, Rennes, Vannes ou Brest

La Bretagne est aujourd’hui l’une des régions les plus dynamiques dans le domaine de la formation au pilotage de drone. De Rennes à Brest, en passant par Vannes et Saint-Brieuc, les besoins en télépilotes augmentent dans de nombreux secteurs : agriculture de précision, inspection de toiture, suivi de chantier, audiovisuel ou surveillance du littoral. Et pour les plus bretons, nous avons évidement aux portes de la région, notre formation drone Nantes qui vous accueille si c’est un choix plus facile pour vous!

Encore faut-il choisir le bon centre, connaître les options de financement et comprendre les débouchés locaux. Voici un guide complet pour se former au drone professionnel en Bretagne en 2025.

Pourquoi se former au drone en Bretagne est un choix stratégique

La Bretagne présente plusieurs atouts pour les télépilotes en devenir :

  • Une grande diversité de paysages et de contextes de vol : littoral, forêt, zones agricoles, centres urbains.
  • Une forte demande dans le bâtiment, l’agriculture et la surveillance maritime.
  • Un tissu économique favorable aux indépendants et aux micro-entrepreneurs.

De plus, la proximité avec la mer et les zones Natura 2000 implique une connaissance fine des restrictions de vol. Se former localement permet de maîtriser ces spécificités.

Rennes, le hub régional pour la formation drone

Rennes concentre l’offre de formation la plus structurée en Bretagne. C’est ici que Dronelis Academy propose plusieurs sessions chaque mois, dans des zones d’entraînement certifiées, accessibles depuis la rocade rennaise.

Les formations incluent :

  • la préparation à l’examen théorique drone (DGAC) ;
  • des vols pratiques en scénarios S1, S2, S3 ;
  • l’utilisation de drones professionnels (Mavic 3 Enterprise, Matrice 30T) ;
  • une introduction à la photogrammétrie et au traitement d’image (Pix4D, WebODM).

Nos formateurs sont tous télépilotes actifs, ayant réalisé des missions en inspection de bâtiments, cartographie ou audiovisuel dans la région.

Quelles autres villes bretonnes proposent une formation drone

Au-delà de Rennes, Dronelis Academy est également présent dans plusieurs villes pour des formations de groupe et des formations intra-entreprises:

📍 Vannes (Morbihan)

Sessions régulières à proximité du Golfe du Morbihan, orientées bâtiment, patrimoine et captation littorale.

📍 Brest (Finistère)

Modules spécifiques pour l’usage drone en zones sensibles (port, marine, défense), avec accompagnement SORA.

📍 Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor)

Formations tournées vers l’agriculture de précision, l’élevage et le suivi de parcelles.

📍Lorient – Quimper

Sessions ponctuelles ou sur demande, pour groupes constitués ou reconversions individuelles.

Quels métiers visent les télépilotes formés en Bretagne

La Bretagne offre de nombreux débouchés après la formation drone :

  • Inspection de toitures : très demandée dans les villes historiques (Rennes, Vitré, Quimper) ;
  • Suivi de chantiers pour les collectivités ou les entreprises de BTP ;
  • Captation vidéo et drone FPV pour agences audiovisuelles locales ;
  • Agriculture de précision (NDVI, photogrammétrie, pulvérisation de précision) ;
  • Surveillance du littoral ou de zones sensibles (milieux protégés, marées noires).

Les missions s’effectuent en indépendant, en sous-traitance ou dans le cadre d’une création d’activité.

Quels drones utilise-t-on pendant la formation en Bretagne

Les centres de formation sérieux utilisent du matériel professionnel. Chez Dronelis Academy Bretagne, vous serez formé sur :

  • DJI Mavic 3E : pour inspection visuelle, orthophoto, zoom technique ;
  • DJI Matrice 30T : thermique, zoom 200x, robuste face aux vents côtiers ;
  • Parrot Anafi USA : silencieux, thermographie légère, idéal en zone protégée. Si nous préférons les DJI et autres marques, le Parrot peut être la solution pour les entreprises qui exigent des drones d’inspection 100% Français.

Vous apprendrez aussi à programmer des vols automatiques (waypoints), analyser les images, et créer des livrables utilisables par vos clients.

Peut-on financer sa formation drone en Bretagne

Oui, plusieurs dispositifs permettent de financer partiellement ou totalement la formation :

  • CPF (Compte Personnel de Formation) : accessible à tous les actifs et demandeurs d’emploi ;
  • Pôle Emploi : aide individuelle à la formation (AIF) possible sur projet validé ;
  • OPCO (Uniformation, Constructys, etc.) : pour les salariés ou indépendants ;
  • FAFCEA : pour les artisans immatriculés à la CMA de Bretagne ;
  • Conseils régionaux : certaines aides à la reconversion existent selon profil.

Nos équipes vous accompagnent dans le montage de votre dossier de financement et peuvent vous fournir un devis éligible sous 24 h.

Quelles conditions pour s’inscrire à une formation pilote de drone

Pour vous inscrire à une session en Bretagne, vous devez :

  • être majeur et parler couramment français ;
  • disposer d’un certificat médical de classe 4 (aptitude au vol) ;
  • avoir une bonne capacité de concentration en extérieur ;
  • maîtriser les bases de l’informatique (traitement d’image, téléchargement de données).

Aucune expérience préalable en aéronautique n’est requise. Nos formations sont accessibles aux débutants.

Pourquoi choisir Dronelis Academy Bretagne

Nos atouts :

  • Centres à Rennes, Vannes, Lorient et formations itinérantes sur demande ;
  • Encadrement par des télépilotes bretons expérimentés ;
  • Parcours complet : théorie, pratique, réglementation, photogrammétrie ;
  • Accompagnement administratif (AlphaTango, assurance, MAP, CONOPS) ;
  • Accès à notre réseau de missions locales après certification.

Nous formons chaque mois des artisans, demandeurs d’emploi, professionnels du BTP et passionnés de drone dans toute la région Bretagne.

Comment inspecter une toiture ancienne par drone : méthode, matériel et variations régionales

Par Formation inspection par Drone, Matériel Drone

Inspecter une toiture ancienne à l’aide d’un drone demande bien plus que le simple choix d’un bon appareil. C’est une opération technique, réglementée, qui nécessite une méthode rigoureuse, une connaissance du bâti ancien et un matériel adapté à chaque configuration. Dans cet article, nous vous proposons une démarche complète pour réussir vos inspections de toitures anciennes par drone, avec un vocabulaire métier précis, une attention particulière aux styles régionaux, et des conseils concrets issus du terrain. Car si vous êtes un artisan formé au pilotage de drone, ce qui fait votre plus-value, c’est votre savoir-faire métier. C’est à dire votre expérience. Prendre des photos c’est bien. Mais les interpréter et les comprendre, c’est ce que vous demandera votre client une fois que vous aurez terminé votre formation.

En revanche, si vous êtes un pilote de drone non spécialisée, il faudra que vos rapports puissent correspondrent au savoir-faire de votre client final. Voici donc quelques éléments de bases, matériel et de connaissance métier. Cela peut vous permettre de bien vous faire comprendre.

Pourquoi les toitures anciennes demandent une attention spécifique.

Les toitures anciennes présentent des singularités qu’on ne retrouve pas sur les bâtiments contemporains : géométries complexes, matériaux sensibles (ardoise, lauze, zinc, tuiles canal), pentes prononcées, points singuliers nombreux (lucarnes, souches de cheminée, épis de faîtage, noues). Une inspection réussie doit tenir compte de ces spécificités pour éviter les survols inutiles ou les erreurs d’interprétation.

Le drone offre ici une alternative sécurisée à l’échafaudage ou à la nacelle, mais il doit être utilisé avec précision, dans le respect du bâti et des distances de sécurité réglementaires.

Étapes clés d’une inspection de toiture ancienne par drone.

  1. Préparation de la mission : étude du bâti (plan, hauteur, exposition), vérification des obstacles (clochers, végétation, fils), protocole préfectoral si en zone urbaine.
  2. Choix du scénario de vol : souvent S3 (zone peuplée) avec vol en VLOS à 30 m minimum de toute personne non impliquée.
  3. Planification de trajectoire : orthogonal + plans de détails, avec survols obliques à 45° pour capter les pentes.
  4. Vol d’inspection : vitesse lente (0.5 à 1 m/s), vol stabilisé, prises de vues en mode manuel ou waypoint selon complexité.
  5. Traitement post-vol : tri des images, stitching, génération d’orthophoto, comparaison avec relevés antérieurs si nécessaire.

Quel drone choisir pour l’inspection de toitures anciennes.

Le choix du drone dépend de plusieurs critères : nature du matériau, complexité architecturale, type de livrable attendu (photo, thermique, orthophoto, 3D), contraintes de l’environnement immédiat. Voici les modèles les plus utilisés :

  • DJI Mavic 3 Enterprise : excellent compromis, capteur 20 MP, zoom optique x7, compatible RTK. Idéal pour la plupart des inspections visuelles.
  • DJI Matrice 30T : robuste, zoom 200x, capteur thermique intégré. Très utile pour repérer infiltrations ou déperditions.
  • Parrot Anafi USA : plus compact, mais très efficace en thermique et zoom numérique. Utile en toiture de petite envergure ou en centre-ville.

Pour les relevés photogrammétriques, privilégiez un capteur grand-angle avec obturateur mécanique et possibilité de paramétrage manuel des ISO et de la vitesse d’obturation.

Vocabulaire technique à maîtriser pour un rapport d’inspection si vous n’êtes pas un artisan.

Voici les principaux éléments d’une toiture ancienne à connaître et à identifier en vol :

  • Faîtage : arête supérieure reliant les deux versants ;
  • Noue : jonction en creux entre deux pans ;
  • Chéneau : gouttière encastrée dans la maçonnerie ;
  • Rive : bord latéral du versant, souvent en ardoise ou tôle de finition ;
  • Rampant : surface inclinée du toit, support des tuiles ou ardoises ;
  • Lucarne : ouverture verticale en saillie sur toiture (à capucine, œil-de-bœuf, chien-assis) ;
  • Épi de faîtage : ornement en terre cuite ou métal, souvent en zone patrimoniale.

Un rapport professionnel doit intégrer des visuels annotés avec ces termes, pour permettre une communication claire entre couvreur, client et maître d’œuvre.

Variations régionales : adapter la méthode au type de toiture.

Les styles de toiture en France sont très divers. Voici quelques typologies par région et les ajustements à prévoir :

  • Bretagne / Anjou : ardoises naturelles, toiture à forte pente, nombreux épis. Vols obliques pour capter la totalité du rampant. Nous travaillons beaucoup sur la partie formation au démoussage de toiture sur ces régions.
  • Sud-Ouest / Languedoc : tuiles canal ou romanes, posées sur voliges ou liteaux, souvent avec débords. Prise de vue verticale + latérale pour visualiser les coulures ou déformations.
  • Massif central : lauzes épaisses, toiture très pentue, souvent en village classé. Attention au survol réglementé (ABF). Drone silencieux recommandé.
  • Île-de-France / Nord : zinc ou tuiles mécaniques. Nombreux lanterneaux, cheminée, raccords bitume. Privilégier le zoom pour éviter les survols prolongés ou traiter l’ensemble avec une modélisation complète.

Chaque région a ses contraintes, ce qui expliquent les différents types de toitures : orientation du vent, humidité, bâti dense ou patrimonial. Une bonne préparation est donc indispensable avant chaque inspection.

Quels livrables remettre à vos clients ou à l’expert.

Un rapport d’inspection de toiture ancienne peut inclure plusieurs formats :

  • Photographies haute résolution (JPEG/RAW), annotées selon les zones d’alerte ;
  • Vidéo de survol stabilisée, avec vue d’ensemble de la toiture ;
  • Orthophoto générée via photogrammétrie (Pix4D, WebODM) ;
  • Nuage de points 3D pour reconstitution de charpente ou relevé de surface ;
  • Rapport PDF structuré avec commentaires et capture d’écran des anomalies.

Ces éléments permettent aux couvreurs, architectes ou experts d’établir un devis précis sans mise en danger, ni démontage partiel de la toiture.

Formation recommandée pour inspecter des toitures anciennes par drone.

Chez Dronelis Academy, nous proposons une formation spécifique à l’inspection de toiture, avec :

  • exercices sur différents types de toitures (tuile, ardoise, zinc, lauze) ;
  • apprentissage du vol précis à basse vitesse et en environnement contraint ;
  • introduction à la photogrammétrie et aux outils de traitement d’image ;
  • maîtrise du vocabulaire technique et des attendus réglementaires ;
  • rédaction d’un rapport d’inspection conforme aux attentes clients.

Le drone, un outil incontournable pour préserver le patrimoine.

L’inspection de toiture ancienne par drone devient un incontournable pour les professionnels du bâtiment, les experts et les collectivités. Encore faut-il maîtriser l’outil, connaître les matériaux et adapter la méthode à chaque configuration. Une formation spécialisée est la meilleure porte d’entrée pour éviter les erreurs coûteuses, et proposer des prestations hautement valorisées sur le marché

formation inspection par drone

Drone et toiture : quelle réglementation appliquer en 2025 pour réaliser une inspection de toiture.

Par Formation drone, Formation inspection par Drone, Formation photogrammétrie

Utiliser un drone pour inspecter une toiture est devenu courant dans le bâtiment. Gain de temps, sécurité, qualité d’image : les avantages sont nombreux. Toutefois, voler au-dessus d’un toit n’est pas anodin. En 2025, la réglementation impose des règles strictes, que chaque artisan ou télépilote doit connaître avant de lancer une activité professionnelle. Voici le point complet sur ce que vous avez le droit de faire (ou pas), le cadre réglementaire et les autorisations à obtenir.

Voler au-dessus d’une toiture : une opération strictement encadrée

Survoler un toit avec un drone, même brièvement, ne relève pas de l’usage loisir. Dès qu’une mission est réalisée pour un client ou dans un cadre professionnel, le vol est considéré comme une activité spécifique soumise à la réglementation européenne et française.

formation inspection par droneEn pratique, la majorité des inspections de toitures s’effectuent en zone habitée, parfois à proximité d’écoles, d’hôpitaux ou de routes. Cela vous place souvent dans le cadre du scénario S3 (zone peuplée), qui implique des conditions supplémentaires à respecter.

Le scénario S3 (scénario national valable jusque fin 2025) : la norme pour inspecter une toiture en ville

Le scénario opérationnel S3 s’applique dès lors que vous survolez ou évoluez à moins de 100 mètres de zones habitées ou fréquentées. Il autorise un vol en vue directe (VLOS) à une hauteur maximale de 120 mètres et dans un rayon de 100 mètres autour du télépilote. Attention, en fonction des zones, la hauteur maximal de 120 mètres peut être ajusté. S’il s’agit d’un vol proche d’une zone particulière (aéroport, hôpital ou autres).

Les règles à suivre sont :

  • avoir une attestation de suivi de formation pratique ;
  • être enregistré comme exploitant UAS sur AlphaTango ;
  • disposer d’un manuel d’activités particulières (MAP) ou d’un CONOPS ;
  • effectuer une déclaration de vol auprès de la préfecture si nécessaire ;
  • avoir une assurance RC professionnelle couvrant les risques liés au drone.

Notez que toute toiture située dans un espace public, une copropriété ou en centre-ville peut exiger des protocoles supplémentaires avec la mairie, la police municipale ou la préfecture.

materiel drone pour inspection de toitureSurvol d’un bâtiment : quelles distances de sécurité respecter

Selon les directives de la DGAC et les bonnes pratiques professionnelles, il est impératif de respecter une distance de sécurité horizontale par rapport aux personnes non impliquées :

  • si le drone pèse entre 250 g et 2 kg, maintenir au moins 30 m ;
  • entre 2 kg et 8 kg, la distance minimale monte à 50 m ;
  • en cas d’usage avec observateurs ou barrière physique, des dérogations sont possibles.

Dans tous les cas, le survol de personnes non informées ou non consentantes est interdit. Il est donc recommandé de sécuriser la zone au sol avant toute opération.

Autorisation préalable en agglomération : quand faut-il la demander

Pour toute opération S3 dans une commune de plus de 50 000 habitants, une déclaration préfectorale est obligatoire 5 jours avant le vol. À Nantes, cette déclaration est à adresser à la préfecture de Loire-Atlantique via le formulaire CERFA n°15476*02.

Ainsi, ce document doit être accompagné de votre numéro d’exploitant, d’un descriptif de mission, d’un plan de vol et parfois de justificatifs de sécurisation du périmètre. Une fois reçue, l’autorisation n’est valable que pour la date et la zone mentionnées.

Quel drone est adapté à l’inspection de toiture en 2025

Le choix du drone dépend de votre environnement de vol et des livrables souhaités :

  • DJI Mavic 3 Enterprise : compact, performant, avec zoom optique x7 et GPS RTK. Idéal pour les zones urbaines ;
  • DJI Matrice 30T : robuste, thermique, conçu pour des inspections techniques plus complexes ;
  • Parrot Anafi USA : léger, discret, conforme au standard NDAA, souvent utilisé pour les missions sensibles.

En dessous de 250 g (Mini 3 Pro), l’usage professionnel reste limité. Ces drones sont utiles pour du repérage, mais rarement pour un rapport professionnel d’inspection.

Livrables attendus : photos, vidéos et orthophotos

Un bon rapport d’inspection toiture doit contenir plusieurs éléments visuels structurés :

  • photos haute résolution des zones à risques (gouttières, tuiles, cheminées) ;
  • vidéo de survol avec stabilisation ;
  • orthophoto ou plan 2D si traitement photogrammétrique ;
  • analyse thermique si caméra infrarouge (toit terrasse, panneaux solaires);
  • une plateforme capable d’accueillir toute la donnée pour votre client : c’est ce que nous proposons chez Dronelis, avec l’application de gestion de données Drone, Dronelis-Atlas.

La réglementation ne demande pas de forme précise, mais les attentes des clients exigent professionnalisme et cohérence. Il faut donc maîtriser les logiciels comme Pix4D, WebODM ou DroneDeploy pour livrer des fichiers exploitables.

Quels risques en cas de non-respect de la réglementation

En effet, les sanctions peuvent être lourdes : amende de 15 000 € et jusqu’à 6 mois de prison pour vol sans autorisation ou sans certification. En cas d’accident, votre responsabilité civile et pénale est engagée. Une déclaration de sinistre sans assurance professionnelle spécifique peut entraîner un refus d’indemnisation.

Pour toutes ces raisons, il est indispensable de se former correctement et de respecter les règles aériennes avant de démarrer une activité d’inspection par drone.

Pourquoi suivre une formation spécifique chez Dronelis Academy

Notre formation Drone, dédiée à l’inspection,  s’adresse aux couvreurs, façadiers, experts et syndics. Elle comprend :

  • l’apprentissage des règles S3 et de la gestion administrative (AlphaTango, préfecture) ;
  • des exercices pratiques sur de vraies toitures ;
  • une introduction à la photogrammétrie et au traitement d’images ;
  • et l’utilisation de drones professionnels pour cas complexes (thermique, zoom, inspection détaillée).